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Slackline is not a crime

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A Hoi An, il y a une plage qui se trouve à environ 5km du centre et qui est un peu le rêve de tout bon (ou mauvais) slacklineur. Tout y est parfait, des cocotiers au-dessus d’un sable blanc soigneusement ratissé, une mer bleue limpide, des russes en string et des îles en arrière-plan. Evidemment, je n’ai pas pu résister à tendre ma partenaire (la plus longiligne des 2) et j’en ai profité un maximum jusqu’à ce que de vieilles Viets viennent me crier dessus vers 15h. Le motif était clair, je prenais trop de place pour qu’elles puissent joncher le sol de leurs nattes payantes. Et c’est ainsi que je me suis mesuré à une véritable mafia locale, car bien motivé et en pleine forme sur ma slack, j’ai décidé de ne pas céder. Boosté par leur présence et leurs pluies de cris et d’insultes, je n’ai jamais aussi longtemps tenu debout et alors que j’enchainais aller-retour sur aller-retour, les vieilles « abat-journées » aux dents rouges ont littéralement tapissé toute ma zone de réception de leurs nattes, quelle charmante intention ! La plus virulante fun d’entre-elles voyant que je ne cédais pas a finalement décidé de s’accrocher à ma ligne pour m’en faire tomber. J’ai vraiment fait tout ce qui était en mon pouvoir pour tenir face au défi qu’elle me lançait, mais au bout d’un moment je suis tombé. Satisfaite d’elle, j’ai attendu qu’elle ait eu le dos tourné pour remonter rapidement en selle, les Viets assis dans le sable étaient mort de rire… et l’un d’entre eux m’a fait signe qu’elle allait me trancher la gorge. La vieille, plus excitée que jamais m’a fait retomber trois fois de suite de la même manière (elles sont joueuses ses Vietnamiennes quand même) et au bout d’un moment, j’ai dû abdiquer. Le plus drôle dans l’histoire, c’est qu’une fois que j’avais finalement tout démonté, une de ses clientes est venue me voir pour me demander d’en refaire et la vieille, voyant qu’elle était sur le point de perdre sa précieuse clientèle, m’a dit sèchement de la remettre en place ! Bien sûr j’ai dit non… et j’ai dit non aussi quand elle a voulu me louer une de ses maudites nattes…

Hier à 18h, nous avons quitté Hoi An en bus, le chauffeur ne parlait pas un mot d’anglais et quand je suis allé lui demander s’il faisait une pause repas, il m’a répondu « non ». A 20h nous avions donc dévoré toutes nos « sucreries », vers séchés compris et à 20h10, repus, nous avons attendu sagement une demie heure que tout le monde mange leurs riz au resto. Une fois de plus, nous sommes tombés sur une Viet qui a voulu nous faire payer deux fois de suite le même paquet de gâteaux, elle s’est énervée et a rameuté toute sa troupe en disant qu’on n’avait pas payé mais nous n’avons pas cédé et nous sommes repartis avec le paquet sans donner 1 dong de plus… Fier de nous, nous pensions enfin avoir déjoué les mauvais tours des Viets, mais ce matin, quand le bus nous a vomi sur la chaussé de Nha Trang à 4h50 du matin, un taxi nous a pris 150 000 dongs pour faire le tour de la ville et nous déposer à notre nouvel hôtel situé à moins de 200m de l’arrêt de bus… Si c’est dans la défaite qu’on apprend, à la fin du Vietnam nous serons savants.



 

Quand la musique est bonne

Si après 15 jours de Vietnam je devais relever deux trucs choquants, je mettrais en première position, l’amour un peu trop prononcé qu’ont les Vietnamiens pour les chiens (je parle de ceux qu’on trouve à l’étalage ou dans les nems) et en seconde, les karaokés. Pas la peine de parler des chiens, il n’y a rien à dire de plus, en revanche les karaokés…
Depuis notre arrivée à Hanoi on a vu qu’il n’existe pas un coin de rue sans son karaoké, c’est une véritable passion chez les Vietnamiens. Même dans les coins les plus paumés de Cat Ba, même là où il n’y a pas un vendeur de noodles, tu es sûr de trouver un karaoké.
Mais le top du top, on le vit ici à Hoi An, notre hôtel donne sur une petite rue qui devrait être vraiment calme, seulement voilà, le kéké du coin a décidé d’investir dans un pack sono 2 fois 4000 watts. Et ce type est si fan de ses cordes vocales, qu’il pense vraiment nous faire plaisir quand il pousse le volume de son ampli. Bilan des courses, tous les soirs il se tape son trip, torse nu à moitié chez lui, à moitié dans la rue et s’enquille plus de 3 heures de karaoké reprenant la discographie d’une sorte de Dalida Viet. En fait ce type, au lieu de se dire, « tiens je vais bouquiner ce soir » ou « Et si je me regardais un petit Derrick ? », lui il sort son micro, tombe la chemise, allume ses spot lights et se fait son gros plaisir sur le trottoir emmerdant tous ses voisins à 500 mètres à la ronde. C’est ce que j’appelle une démonstration de savoir vivre.