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Adios Malaysia!

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Après 58 jours, 13 guesthouses, 60 heures de bus, 7 coins fouillés de fond en comble, nous avons quitté hier la Malaisie par un nouveau moyen de transport : le minibus. Je me revois encore devant Sop, fier de lui apporter ma trouvaille et je revois encore sa mine peu enthousiaste. Une fois de plus, elle avait raison : le minibus, c’est à chier.

Comme à notre habitude, nous n’avions acheté que 3 places pour 4 (y a pas de petites économies) et nous avons commencé notre voyage de Penang jusqu’à la frontière sans trop de problème. Un charmant douanier souffrant sans doute d’une sévère crise d’hémorroïde ou venant de s’être fait plaquer par son boyfriend, nous a accueilli comme un cercueil accueille son cadavre, dans son pays. Mais le pire restait à venir, car une fois la frontière passée, nous avons changé de minibus et le tout aussi sympathique conducteur Thaï est venu nous annoncer que son minibus Thaï avait malheureusement un tout petit coffre Thaï et donc qu’il fallait faire tenir nos bagages français sur nos sièges « Thaï size ».
Evidemment ! 2 adultes, 2 enfants, 1 sac de 150L, 1 sac de 120L, 1 sac de 60L et un PC portable sur 3 places : que demander de plus?! En professionnel, il nous a immédiatement rassuré en nous disant qu’il ne restait plus que 7 heures de trajet. Le minibus était donc plein à craquer quand le chauffeur Thaï s’est arrêté pour faire « rentrer » 2 nouveaux voyageurs et c’est alors qu’une émeute s’est déclenchée, français, espagnol, anglais et allemands, nous ne faisions plus qu’un face à l’ennemi. Sous la pression, le chauffeur Thaï a fini par craquer et nous avons pu nous rétablir sur trois sièges avec nos sacs empilés sur les 2 places vides. C’est alors que derrière nous, le bébé Thaï assis sur les genoux de sa maman Thaï s’est mis à faire un vomi Thaï et une bonne vieille diarrhée Thaï. Amicalement nous lui avons proposé des lingettes bio mais elle n’avait pas l’air d’avoir envie de changer son bébé Thaï. Une deuxième émeute s’est alors enclenchée et Mélanie, une espagnole belge, a presque du tirer sur le volant pour que le chauffeur Thaï se gare. L’odeur très Thaï dans le minibus était indescriptible et tout le monde s’est rué dehors, la maman Thaï a finalement comprit la gêne que provoquait le vomi Thaï et le caca Thaï et a fini par changer son mini-Thaï avec l’aide d’un allemand particulièrement motivé.

Parti à 8h30, nous sommes finalement arrivés à 21h à Krabi et après toutes ces péripéties, j’ai voulu immortaliser ce moment en compagnie de nos nouveaux amis de route avec mon superbe appareil photo que j’avais bien entendu oublié dans le minibus Thaï… Il nous a fallu ensuite environ 1 heure pour rejoindre Ao Nang et retrouver par miracle mon appareil (par chance, les Thaï ne sont pas rancuniers)… Et c’est après une longue errance que nous nous sommes écroulés vers 23h30, le ventre vide, dans un hôtel libre et pas trop cher de cette station balnéaire Thaï.

Ao Nang – Krabi – Thaïlande

 

La face cachée du pagne

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En toute honnêteté, les Malais sont vraiment sympas, ils sont souriants et adorent les enfants, mais une fois qu’ils sont sur leur moto ou dans leur voiture, ils ont une fâcheuse tendance à se croire dans Mario Kart.
Je ne connais pas exactement le code de la route Malais, mais ce qui est sûr c’est qu’il doit être assez différent du nôtre, au permis, j’imagine bien le genre de questions :

Une famille de Français est au milieu d’une route avec une poussette et un enfant qui s’apprête à courir :
a. J’accélère en ligne droite pour ne pas heurter d’obstacle.
b. Je contourne rapidement en accélérant.

Ou alors :

Je suis garé et je veux sortir au moment où une famille de Français passe :
a. Je fais comme si je n’avais rien vu de gênant.
b. Je n’ai rien vu de gênant.

Hier nous avons visité un temple hindou à quelques pas de notre hôtel, comme d’habitude nous en avons pleinement profité, Gauton a soufflé sur toutes les bougies pendant que Vav s’amusait à chevaucher les statuts de lions. Un moine nous a pris à part et nous a avoué discrètement qu’il était passionné par les billets de banques et il voulait absolument voir à quoi ressemblaient les euros, ce à quoi nous lui avons répondu que nous lui en rapporterions le lendemain.
Ce matin, nous sommes donc retournés au temple, heureux de partager quelque chose avec un moine, mais le partage fut bref. Ces yeux se sont illuminés devant notre billet de 10 euros et il nous a tout de suite demandé tout en le glissant sous son espèce de pagne « Je peux le garder ? »
Je n’ai pas senti en moi le courage suffisant pour baisser le pagne d’un moine dans son temple et nous avons donc laissé la somme bien au chaud où elle était. Coup de chance pour nous, nous n’avions pas sorti en premier le billet de 50.



 

Georgetown – Penang – Malaisie.

Coup de coeur à Penang

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La rencontre avec les Manohé nous a requinqué : on n’est pas les seuls Toulousains à voyager en Asie du Sud-Est avec des enfants ! Pour tous les parents qui se sentent un peu seuls en orient, je vous conseille vivement de prendre contact avec eux, c’est une excellente thérapie à envisager !
Blague à part, ils ont barroudé un an et demi en Amérique du sud en camping-car et ils sont repartis directement pour 8 mois en Asie du Sud-Est, sacs au dos. Ils ont avec eux une grande fille (Manon) qui a su faire gagner 2 ans d’âge mental à la nôtre et un garçon (Noé) qui est une sorte de mélange explosif de Vav et de Gauton. Notre little lover est tombé fou amoureux de leur jolie blonde qui est même parvenue à lui faire avaler un plat de carottes, qu’est-ce qu’on ne ferait pas par amour…
Après deux jours passés tous ensemble, la séparation d’hier a été tragique. L’esprit de Vav est immédiatement retourné à un âge proche de celui d’un fœtus et Gauton a matérialisé sa peine de cœur en refusant de s’alimenter et ce pendant au moins 3 heures et demi.

Bref, aujourd’hui nous avons nos VISAS Thaï de 60 jours en poche (merci aux Manohé pour le coup de pouce salvateur) et nous avons trouvé un moyen pour nous rendre à Krabi sans trop galérer.
Quant à Penang c’est vraiment un très beau coin… On y trouve des temples de toutes religions et des bouddhas de toutes tailles. On a même eu la chance de voir le plus grand bouddha couché sur son flanc droit (il doit sans doute y en avoir un plus grand sur flanc gauche) et l’honneur de monter notre poussette en haut des escaliers du temple Kek Lok Si… Ici, il fait bon vivre, la nourriture est variée, tous les styles cohabitent et même les mendiants ont des téléphones portables, l’île nous plait d’ailleurs tellement que nous avons décidé de différer notre départ pour Krabi de quelques jours. Et nous méritons bien un petit temps calme avant nos 8-10h de minibus…



 

D’ambassade en ambassade

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C’est dans un bus que j’écris cet article, un bus qui roule en direction de Penang, Malaisie. Pourquoi sommes-nous au fond de ce bus plutôt que dans notre avion en direction de Krabi (Thaïlande) ?
La première raison est que nous adorons acheter des tickets d’avion pour rien (2 en 6 mois dont un à 2000€)
La deuxième raison est que nous préférons passer par Penang (8h de bus) puis prendre le train (N heures) plutôt que de parcourir la même distance en 1h, entourés de charmantes hôtesses.
La troisième raison est que nous n’avons pas eu notre VISA hier à KL et que nous en avons assez de rester dans cette grande bourgade Malaise.
Je vois déjà les mauvaises langues hexagonales s’agiter mais nous étions si près du but que j’ai presque honte d’écrire ce qui s’est passé.
Nous avons suivi le tuto à la lettre, nous sommes partis à 7h45, arrivés à 10h00, remplis les papiers, je suis allé chercher les 440 MYR et à 11h20, la gentille Thaïlandaise nous a gratifié d’un beau sourire en nous disant :
- Vous pouvez venir chercher vos passeports à 14h00 demain.
Pas de chance, notre avion décolle à 13h30. Evidemment le délai des 48 heures est dépassé et nous ne pouvons plus modifier nos dates, ni nous faire rembourser. C’est donc allégé de 256€ que nous avons décidé de partir pour Penang profitant ainsi des jours nécessaires au consulat de Georgetown pour confectionner nos VISAS Thaï.
C’est un mal pour un bien puisque nous allons pouvoir retrouver là-bas les Manohé, une sorte de famille Reblochon 2.0, experts du voyage en famille, nous avons hâte de discuter avec eux…