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Sous l’océan

Menjangan est une petite île à côté de Java, au nord-ouest de Bali et pour 20$/personne (ou 40 si vous ne voulez pas négocier) vous pouvez vous y rendre et faire une excursion en snorkeling depuis Pemuteran.

Des spots que nous avons pu faire durant notre voyage, c’est de loin le plus beau avec un tombant de trente mètres où l’on voit poissons lion, papillon, chirurgien, ballon, barracudas, étoiles de mer, corail dur et mou en masse… Les fonds sont si beaux, que Papou le Verrou en a même oublié sa Bintang de midi et pensé in extremis à celle treize heures. Notre vieille dame quant à elle, a littéralement cloué le bec à deux plongeurs en bouteille en passant devant eux en apnée pour aller chercher son dentier tombé au pied du mur de corail à 32 mètres de profondeur. Mais si ses fausses dents ont donné des nageoires à notre aînée, c’est de loin Vav qui s’est le plus surpassée à tel point qu’elle n’a pas arrêté de nager la nuit suivante tout en fredonnant le célèbre air « Sous l’océan » de la petite sirène. Par chance son matelas était au sol et ses brasses ne l’ont entraînée que jusque sous notre lit.

Le coin a tellement plu à Mamou et son petit père qu’ils ont même décidé d’offrir au chauffeur du bus un de leur sac contenant quelques papiers importants, une copie de la Rolex de Sarkozy et une casquette Ricard remportée au tournoi de pétanque de Juan les Pins en 86. La générosité légendaire de notre Verrou ne cessera jamais de nous surprendre.



 

Bedugul – Bali

Quoi de mieux que de prendre l’air en montagne avant de profiter de la plage à nouveau ? Présenté de cette manière, ça sonne plutôt bien, mais l’option que nous avons choisie n’avait rien de très intéressant. Bedugul, sur la carte nous paraissait être un coin paumé et effectivement ça l’est : il y a peu de touristes, peu de logements (17$ chambre double, blattes included) et pourtant la circulation est proche de celle d’une rocade Toulousaine les jours de neige. Toutes blattes mise à part, il y a dans ce coin de Bali, des paysages époustouflants, des rizières en terrasse à perte de vue, des sources d’eau chaude et il y règne une ambiance assez conviviale.

C’est à Bedugul que j’ai remarqué un truc bizarre : au-dessus de la plupart des petits troquets, on trouve des affiches publicitaires pour la marque « ABC » personnalisées avec le visage épanoui du gérant en « mode winner ». Ça fait à peu près le même effet que si vous alliez au PMU du coin et qu’au-dessus de la porte, vous aviez une pub Ricard avec la tête à Dédé un verre à la main qui vous accueillait. Ça semble assez surprenant, mais à Bali, c’est la classe ultime à tel point que celui qui ne possède pas sa propre pub personnalisée fait figure de looser dans le quartier. Voici donc en exclusivité un échantillon des quelques plus belles pubs trouvées sur notre route :



Après 2 jours passés à Bedugul, nous avons décidé de quitter nos chambres et nos blattes pour rejoindre les terres plus hospitalières du nord-ouest de Bali : Pemuteran.
 

Secret Kopi

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Si votre temps est limité à Bali, zappez Kuta, ça ne vaut pas le détour, sauf bien sûr si vous cherchez des bars, des boites et des bars… Même Legian indiqué comme « plus calme » par le Lonely Planet n’a rien d’un havre de paix…
En revanche Ubud est un coin à ne pas louper, la ville est très agréable et les environs variés et dépaysants. Grâce à l’intermédiaire des Manohés (une sorte de « Meetic » pour voyageurs avec enfants), c’est à Ubud que nous avons retrouvé Nelly, Steph et leur petit Gabin. Comme à son habitude, Gauton a immédiatement rebaptisé Gabin en Noé et c’est en grande partie grâce à ce nouveau Noé de 6 ans, que Vav a commencé à faire ses premières brasses sans brassards.

Côté adulte, nous n’avons pas perdu de temps pour partager slack, bières, massages, bières, poker et bières. Comme quoi les Bordelais ne sont pas tous antipathiques ;) et nous espérons bien les revoir en France…

Il y a une chose qu’il faut savoir sur Bali, c’est que le café y est mauvais, et c’est une fois qu’on s’est mis ça en tête qu’on peut commencer à apprécier les différents degrés de médiocrités et en quelques semaines on arrive même à se persuader que le Balinese Kopi est buvable. Aujourd’hui, nous avons visité une ferme qui produit du café et nous avons enfin percé le mystère de ce café. Tout comme Coca-Cola (une boisson américaine), les Balinais ont une recette secrète qui est toutefois moins bien gardée que celle du fameux soda car pour quelques roupies vous pouvez tout découvrir. Il se trouve que les graines de café ne sont pas récoltées à la main, mais tout simplement mangées par des mangoustes avant d’être récupérées dans leurs excréments. Une fois lavées, les graines sont cuites puis moulues comme si de rien n’était. Le café Balinais avant d’être bu a donc d’abord été chié. Ce qui enfin de compte ne nous a pas vraiment étonné.

Mais rassurez-vous, tous les cafés de Bali ne sortent pas du cul d’une mangouste et si vous payez votre café moins de 10 000 roupies, il n’y a aucune chance que les graines soient passées dans les intestins de ce sympathique animal.

Dans tous les cas, si j’ai un bon conseil à vous donner : à Bali, buvez du thé.



 

Padang-Padang

Tout le monde nous avait dit que Bali allait être une destination « facile » et pour le moment, c’est le moins que l’on puisse dire… Car contrairement à ce qu’avance la nouvelle édition du Lonely Planet (qui à notre avis est vraiment nulle), il y a un paquet de logements à petit prix, pour des prestations plus que correctes (exemple à Padang-Padang : Padang-Padang Inn, chambre double à 14$ la nuit à 50m de la plage…) Donc, si vous voulez gagner 500 grammes dans votre sac et que vous ne comptez pas vous installer dans des hôtels à 300€ la nuit : n’emportez pas ce guide ou allez directement sur lasminute!..

A Padang-Padang, il y a vraiment de quoi faire : bloc, slackline, shopping, pauses Bintang*, surf, Australiennes en string et un bon paquet de Brice de Nice en orbite autour. Comme « ce n’était pas notre mer » et sentant que les vagues ne nous voulaient pas plus que ça, Nico** et moi avons finalement terminé notre session de surf, les doigts plein de pof avec un couple de grimpeurs Suédois débarquant tout juste d’un voyage en Crête apparemment très riche en escalade.

Du côté de Padang-Padang, il y a une multitude de petites plages et criques, malheureusement, certaines sont défigurées par les habitations et les restaurants, comme par exemple Dreamland Beach qui en fonction d’où on prend la photo ressemble à ça où à ça. Bali n’échappe donc pas à la règle, le traitement des eaux usées et des ordures posent ici (comme dans les autres pays que nous avons visités), un petit problème…

Comme à son habitude dans un nouveau pays, Gauton n’a pas attendu longtemps pour perdre son avant dernier doudou affectueusement nommé « mon doudou sale ». Mais rassurez-vous, la perte du doudou n’est plus un problème difficile à gérer pour les Reblochons :

— Il est où mon doudou sale ?
— Il est certainement noyé, emporté par la marée à cette heure ou pire encore. Mais tu as toujours ton dernier doudou : « doudou propre » !
— Ze ! Veux ! Mon ! Dou ! Dou ! Sale !

C’est fou comme à deux ans on aime les choses sales, c’est vrai ça, quoi de mieux qu’un doudou qui pue ou qu’un slip dégoulinant d’urine ? Bref, c’est une fois encore délesté d’un doudou (Doudou Le IVème) que nous quittons le calme de Padang-Padang pour remonter tranquillement en direction du nord de l’île.

* Bière locale.
** Pote de pote, rencontré par hasard là-bas.